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Mis à jour : 14 nov. 2019



LA REVUE DE PRESSE DES EDITIONS EMPREINTE DU 13 NOVEMBRE 2019





InterFaith Tour : quand l’inter-religieux devient outil de paix


Par Mathilde Sallé de Chou - Publié le 11 novembre 2019


Un musulman et un chrétien, une juive et une agnostique et 8 mois de voyage à travers 25 pays : voici InterFaith Tour, un projet de tour du monde pour partir à la rencontre des acteurs du vivre-ensemble inter-religieux.


Pendant huit mois, Abderrahim, Floraine, Vincent et Adèle partent à la rencontre de porteurs de solutions innovantes, qui font du dialogue inter-religieux un outil pour la paix. Leur projet baptisé « InterFaith Tour » vise à partager des expériences positives de la diversité, et montrer qu’elle est une richesse pour faire face aux défis de nos sociétés.


Partis le 1er août de France, ces quatre jeunes de confessions religieuses différentes se sont lancés dans un périple à la découverte de 25 pays. Sur place, ils rencontrent des activistes associatifs, des médias, des leaders religieux, des entrepreneurs sociaux ou des gouvernements, tous porteurs de solutions innovantes. Mais au-delà de ces rencontres, leur voyage en lui-même est un exemple de vivre-ensemble, qu’ils chroniquent très largement sur les réseaux sociaux et à travers leur site internet. Adèle nous en dit plus sur cet étonnant projet. Lire la suite ...




Entre science et croyance, la collapsologie est-elle la secte de demain?

Par Grégory Rozières

L'effondrement aura-t-il lieu? Les collapsologues en sont convaincus, faits scientifiques à l'appui, et essayent d'imaginer le monde de demain. Mais ce mouvement est-il vraiment scientifique, ou plus proche d'une forme de spiritualité? Le HuffPost a interrogé un chercheur qui a étudié ce milieu pendant six ans.



SCIENCE - La fin du monde, c’est pour 2030. En tout cas, c’est ce que clame depuis des années Yves Cochet, ancien ministre de l’Environnement et porte-étendard de la "collapsologie”, un mouvement qui théorise l’effondrement de notre civilisation mondialisée. La cause? Multiple, elle peut se résumer par l’impact environnemental de notre société industrielle sur la planète, via le réchauffement climatique et l’épuisement des ressources.


Si les dates et les modalités de l’effondrement varient en fonction de celui qui s’exprime, nombreux affirment que nous sommes face à la fin d’un monde et la naissance d’un nouveau.



Difficile de ne pas y voir une nouvelle forme de millénarisme: la croyance en une apocalypse et l’avènement d’une sorte de paradis terrestre. Mais les tenants de l’effondrement affirment que ce n’est pas une nouvelle religion. Ils revendiquent plutôt une spiritualité, “une réalité plus fondamentale et universelle que les religions”, selon Pablo Servignes, l’un des fondateurs de ce mouvement, à l’origine de deux ouvrages sur le sujet qui se sont vendus à plus de 100.000 exemplaires. Lire la suite ...



Marche contre l'islamophobie : "Il ne s'agit pas d'interdire la critique des religions", indique l'ancien directeur du CCIF


Selon Marwan Muhammad, l'ancien directeur du Collectif contre l’islamophobie en France, cette marche vise à "démontrer qu'aujourd'hui dans la société française il y a des discours et des actes qui visent nos concitoyens musulmans en raison de leur appartenance religieuse."


Des milliers de personnes manifestent dans plusieurs villes de France dimanche 10 novembre contre l'islamophobie, principalement à Paris. Un rassemblement controversé, qui divise la classe politique. "Il ne s'agit pas d'interdire la critique des religions", a assuré sur franceinfo Marwan Muhammad, ancien directeur du Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), "mais de démontrer qu'aujourd'hui dans la société française il y a des discours et des actes qui visent nos concitoyens musulmans en raison de leur appartenance religieuse". Il appelle à un "plan national de lutte contre l'islamophobie".


franceinfo : Pourquoi manifestez-vous aujourd'hui ?

Marwan Muhammad : C'est un moment historique pour nous, c'est la première marche nationale contre l'islamophobie. Il ne s'agit pas d'interdire la critique des religions ou le blasphème, mais de démontrer qu'aujourd'hui dans la société française il y a des discours et des actes qui visent nos concitoyens musulmans en raison de leur appartenance religieuse et c'est pour cela qu'on marche aujourd'hui. C'est un moment de rassemblement, de fraternité, où il y a des dizaines de milliers de personnes réunies pour adresser ce message de la manière la plus positive et la plus claire qui soit. Lire la suite de l'interview ...


Pour aller plus loin :








Abus sexuels : comment l’Église va financer le « forfait de reconnaissance de la souffrance »


Christophe Henning, le 09/11/2019


L’assemblée des évêques réunie à Lourdes a validé ce samedi 9 novembre le principe d’une « somme unique et forfaitaire de reconnaissance de la souffrance » des mineurs victimes d’agressions sexuelles. Lors de l’assemblée du printemps 2020 que seront décidés le montant de ce forfait et le détail du financement.


L’assemblée des évêques de France, réunie à Lourdes, a demandé au groupe de travail présidé par Mgr Pascal Delannoy, évêque de Saint-Denis, auquel participent plusieurs victimes, de préparer le financement du forfait qui sera versé aux victimes d’abus sexuels commis sur des mineurs par des clercs. Pour des raisons techniques et fiscales, il faudra créer un fonds spécial, les structures diocésaines n’étant, semble-t-il, pas en mesure légalement de prendre en charge ces dépenses. Mgr Éric de Moulins-Beaufort, président de la conférence des évêques de France (CEF), soulignait d’ailleurs qu’il était préférable de ne pas payer les forfaits aux victimes sur les fonds constitués par le denier du culte et les dons faits par les fidèles pour le fonctionnement de l’Église. Lire la suite ...


A lire :





Sur ce thème voir notre article

Abus sexuels : accompagner, comprendre




« Avoir un rapport à la fois lucide et joyeux à la nature »


Pour la philosophe chrétienne Isabelle Priaulet, la conversion écologique n’est pas qu’une démarche intellectuelle : elle nécessite un véritable « changement d’affect » par rapport au monde. La joie d’un saint François d’Assise est pour elle de nature à inspirer les chrétiens d’aujourd’hui.




L’apocalypse est une composante importante du texte biblique. Cela donne-t-il aux chrétiens des ressources pour penser les « temps de la fin », qui semblent aujourd’hui se rapprocher ?

Isabelle Priaulet, philosophe et membre de la chaire Jean Bastaire à l’université catholique de Lyon : Cette expression que vous employez vient du penseur catastrophiste Günther Anders (1902-1992), qui est justement entré en dialogue avec le christianisme. Le problème des chrétiens, dit-il, c’est que soit ils assimilent les temps de la fin à la parousie (c’est-à-dire à quelque chose qui n’est jamais vraiment là, ou loin dans le futur), soit ils considèrent que le salut est déjà arrivé avec le Christ (cet événement se situe alors dans le passé). Günther Anders, lui, voulait voir les signes de l’apocalypse dans le présent : mais cela, les chrétiens lui en semblaient incapables.


Que peut-on lui répondre ?


I. P. : Ce que lui avait, en son temps, répondu le théologien protestant Jacques Ellul : certes, le Christ nous a déjà sauvés, mais c’est à nous de rendre présent l’homme nouveau dont il nous donne le modèle.

Ce modèle christique me semble particulièrement pertinent pour résister au paradigme actuel de la technique, car en se faisant homme, Dieu s’abaisse volontairement par amour. Imiter le Christ, ce serait donc aussi cela : autolimiter notre puissance. Or, depuis les débuts de l’humanité, n’est-ce pas l’hybris (la démesure, NDLR) de l’homme qui a causé le chaos ?


Lire la suite de l'interview ...




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