Bienveillance et efficience : des approches innovantes du management




- « Pour moi un manager moderne c’est un manager qui fait preuve d’empathie".
- L’autre valeur, c’est de donner une vision et du sens. C’est comme ça que je définis le manager. Qu’est-ce que je dis à mes équipes ? Je leur dis : voilà, moi je ne suis pas là pour vous noter, je suis là pour vous transmettre ce que je sais faire et vous servir de support. On est dans la transmission.
- La plus grande richesse d’une entreprise, ce ne sont pas ses produits, ce sont ses employés. Ce n’est pas sa notoriété, ce n’est pas sa trésorerie, c’est son personnel. À partir du moment où vous donnez envie au personnel, ça y est, vous savez que vous avez une boîte performante.


C’est une question qui a toujours passionné les capitaines d’industrie. Comment organiser au mieux le travail pour faire prospérer son entreprise ? Le modèle inventé par Charles Winslow Taylor à partir des années 1880 a la vie dure. Cette organisation scientifique des taches visait à analyser tout, des gestes aux rythmes, matériaux, outils, pour diviser au mieux le labeur à accomplir et éliminer surtout les temps morts inutiles.


L’idée était aussi qu’il convient aux patrons, cadres, cols blancs, de comprendre et de concevoir cette division du travail, quand l’ouvrier, lui, s’exécute et s’en trouve éventuellement gratifié par un salaire en hausse s’il joue bien le jeu. Longtemps, très longtemps, ce modèle a prédominé, les ouvriers se muant en employés parfois bien qualifiés mais répondant toujours aux ordres d’une hiérarchie qui définit les cadres.




Or, depuis quelques années, des modèles alternatifs émergent. Il existe des entreprises où tous les collaborateurs sont égaux. Des unités où des petits groupes choisissent qui les dirigera. Des firmes où les managers sont évalués. Ces évaluations se retrouvent sur le web interne et peuvent remonter jusqu’au PDG. Des sociétés où il n’y a plus de comité de direction. D’autres où tout le monde travaille en open-space pour être sûr de se croiser et de discuter de projets sur lesquels, justement, on ne travaille pas. Il y a aussi des patrons qui créent des plates-formes internet pour demander à tout un chacun d’y poster des idées innovantes. Les meilleures, sélectionnées uniquement par les collaborateurs, seront mises en place et récompensées. Ici : autonomie, responsabilisation, collaboration sont les grands principes, avec souvent de vrais résultats à la clé. »


France Culture, Grand Reportage, "Ces patrons qui dirigent autrement", un Magazine d'Anne-Laure Chouin, présenté par Tara Schlegel et réalisé par Annie Brault. Rediffusion du 02/06/2017






Annelyse Guillaume-Dejour est docteur en Sciences de gestion, titulaire d’un cafdes et psychologue clinicienne.

Elle exerce comme consultante-intervenante-formatrice dans les établissements et services médico-sociaux et les écoles de formation en management.

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David Gonzalez



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