Jésus | intolérance religieuse | archéologie | Crucifixion


Photo : Remi Yuan


LA REVUE DE PRESSE DES EDITIONS EMPREINTE DU 10 DECEMBRE 2019





Par Johann Chapoutot, historien, professeur d’histoire contemporaine à Paris-Sorbonne — 8 janvier 2020


Jésus est-il de droite ou de gauche ?



Alors que les uns interdisent de caricaturer le Prophète, d’autres n’ont pas peur de mutiler leur messie… A en croire Donald Trump, Jair Bolsonaro, les évangélistes, les cathos tradi et les orthodoxes ombrageux, le Christ est un misogyne homophobe, volontiers raciste, raisonnablement antisémite, et partisan convaincu de l’abolition de l’ISF.


C’est curieux car, à la lecture de l’Evangile - à Noël, c’est le moment -, il n’est pas manifeste que Jésus soit de droite. Question anachronique, me direz-vous, car il n’était ni de droite ni de gauche, galiléen. Et puis quel intérêt ? Ah ! pardon ! Près de 2,5 milliards d’humains se réclament du «Fils de l’homme», sous quelque bannière que ce soit (catholique, orthodoxe, protestante, uniate, copte, grecque de rite latin…). Et si, en France, les catholiques se font rares, ils savent se faire entendre (voir les «manifs» dites «pour tous») et ils votent (à 79 % pour Nicolas Sarkozy en 2012 !).

Enfin, pour un historien, le phénomène chrétien n’en finit pas d’interroger : la diffusion, dans le monde antique, de cette religion ultraminoritaire, de cette foi de gueux et d’exclus (dont le dieu fut crucifié comme un esclave) reste une lame de fond absolument stupéfiante.


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Pour aller plus loin :










Cinq ans après l’attentat contre Charlie Hebdo, l’intolérance religieuse se répand, selon RSF


Cinq ans après la tuerie à Charlie Hebdo, l’organisation Reporters sans frontières (RSF) et deux rapporteurs spéciaux de l’ONU ont appelé les organisations internationales et les États à protéger les journalistes face à une montée de l’intolérance religieuse.


Lors d’une conférence de presse à Paris, le secrétaire général de RSF Christophe Deloire a estimé que les leçons de l’attentat contre l’hebdomadaire satirique français n’avaient pas été tirées.


Huit pays ont supprimé la notion de blasphème de leur cadre juridique depuis cet événement tragique, mais 69 continuent de le réprimer, et 6 pays le punissent de la peine de mort (Mauritanie, Brunei, Pakistan, Iran, Afghanistan).


Pressions et menaces


Et, même dans les États comme la France où le droit au blasphème est reconnu, des journalistes doivent vivre sous protection policière, comme ceux de Charlie Hebdo, et son exercice devient de plus en plus difficile, face aux pressions et menaces qui s’exercent, notamment via les réseaux sociaux.


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Une basilique du IVe siècle découverte en Éthiopie

Guillemette de Préval, le 03/01/2020

Jusque-là, l’Éthiopie était un terrain sur lequel peu de fouilles archéologiques avaient été entreprises, notamment du fait de l’instabilité politique du pays. Pour combler ce manque, une équipe d’archéologues a lancé des recherches, de 2009 à 2016, dans la région de Yéha, à une cinquantaine de kilomètres d’Aksoum, l’ancienne capitale au nord du pays.


Mi-décembre, dans la revue Antiquity, ces chercheurs ont annoncé avoir mis au jour une ancienne cité du royaume d’Aksoum. Ils ont choisi de la nommer Beta Samati, – qui signifie « foyer d’audience » en tigrigna, la langue locale – car cette cité revêtait visiblement une grande importance pour le royaume. Les datations révèlent que ce site de 14 hectares aurait été occupé durant pas moins de 1 400 ans, entre 750 avant J.-C et 650 après J.-C.


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Dans "Crucifixion", l’historien et théologien François Boespflug raconte comment ce symbole du christianisme a été traité par les artistes depuis le Ve siècle. (...)

L’ouvrage est imposant – et de circonstance en ces temps de fêtes chrétiennes. Dans "Crucifixion", François Boespflug explore l’une des figures essentielles de l’art religieux, associant un savoir encyclopédique à une iconographie extraordinaire. Secondé par Emanuela Fogliadini, qui enseigne l’histoire de la théologie à Milan, celui qui est professeur à l’université de Strasbourg réussit le tour de force de rendre lisible une histoire d’un foisonnement incroyable, qui en dit autant sur l’évolution des arts que sur celle de la société.


Pourquoi vous êtes-vous lancés dans un tel projet ?


Il n’y avait aucun livre explorant de cette manière le sujet de la crucifixion. Je me suis donc lancé dans une enquête musclée, une traversée de XX siècles, en Occident mais aussi en Orient. Et cela m’a pris onze années, avec le concours d’Emanuela Fogliadini. Avec à la clé un ouvrage que je voulais durablement utile et très soigné avec 300 reproductions, 7 index, etc.


Que représente la crucifixion dans l’histoire religieuse ?


C’est un point focal pour les chrétiens. Et un sujet complexe dû à la diversité des supports et des représentations (avec une croix ou plusieurs, des témoins ou pas…) Les artistes y ont travaillé en nombre, reflétant les convictions de leurs commanditaires.



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Pour aller plus loin :








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