Jésus | Femmes | Asie | Sexisme


LA REVUE DE PRESSE DES EDITIONS EMPREINTE DU 2 DECEMBRE 2019










Armand Abécassis: Qui était Jésus pour les juifs?


Qui était Jésus avant de devenir le Christ? Armand Abécassis explore, dans une étude inédite, le rapport de Jésus à la religion juive. Le philosophe et exégète plaide pour une meilleure compréhension mutuelle entre les deux religions.


Par Marguerite Richelme Publié le 29 novembre 2019






FIGAROVOX-. Vous proposez une relecture originale des évangiles en montrant que Jésus fut un réformateur des mœurs juives mais ne voulait pas fonder une autre religion. Partant de ce constat, quelles sont les raisons de la division entre judaïsme et christianisme?


Armand ABÉCASSIS-. Les deux, judaïsme et christianisme, ont œuvré à cette division, le christianisme il est vrai plus que le judaïsme. Pour la commodité on distinguera deux périodes.


La première est celle de la constitution de la théologie chrétienne aux premiers siècles de l’ère courante. Les dogmes constitués éloignaient les chrétiens des juifs alors qu’à l’origine à l’image de Jésus, Pierre ou Jacques et ceux qu’on appelle les Judéo-chrétiens restaient fidèles aux rites juifs. Mais de leurs côtés les rabbins ne les acceptaient pas et cherchaient constamment à se distinguer des chrétiens.

La seconde période est celle du Moyen Âge et de l’antijudaïsme violent de l’Église théologique et sociologique dont les juifs ont eu à souffrir. Ils furent alors brûlés, expulsés et convertis de force. L’Europe se vida de ses juifs.


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Pour aller plus loin :











Ces femmes qui font « tourner » l’Eglise


Catéchèse, animation liturgique et pastorale, funérailles… Elles sont nombreuses à faire fonctionner à tous les niveaux des paroisses catholiques souvent délaissées par les hommes. Rarement militantes, souvent discrètes, elles témoignent d’un attachement viscéral à « leur » Église. Série « Les femmes, l’avenir de Dieu ? » (10/15).

Arnaud Bevilacqua, le 29/11/2019


De la Moselle à la Lozère en passant par le Morbihan ou la Dordogne, les femmes assurent à l’unisson mais sans prétention : « Sans nous, l’Église ne tournerait pas ! » Il ne faut y voir nulle volonté de prise de pouvoir mais un constat lucide. L’immense majorité des paroisses de France repose sur l’engagement énergique de femmes soucieuses de faire vivre l’Évangile, souvent malgré le poids des ans. Lire la suite ...



Pour aller plus loin :







Asie : les autres mondes chrétiens (1/2)

Philippines : un bastion en perte de vitesse


L'archipel est le seul pays asiatique où le christianisme, et surtout l’Eglise catholique, a réussi à s’implanter et à rayonner. Mais l’élection de Rodriguo Dutertre, en 2016, a porté un coup dur à l’institution. Comment expliquer cette perte d’influence politique de l’Eglise aux Philippines ?









Et si Dieu était féminin ET masculin ?

Le christianisme et sa lecture biaisée et masculine de la Bible a renforcé l’installation du patriarcat dans l’histoire. Une relecture s’impose.

Notre société ouvre les yeux, enfin, après des millénaires d’impunité, sur la « mâle-traitance » faite aux femmes. Nous devons toutes et tous revoir nos propres comportements, nos propres cadres de pensée. Pourquoi ce silence qui menaçait d’être éternel sur ce phénomène majeur des violences conjugales ? D’ailleurs, aujourd’hui, celles-ci ne sont même plus simplement « conjugales », si l’on considère tous ces ex-conjoints, enragés d’une jalousie aussi stupide que meurtrière.


Le christianisme ne peut échapper à cet exercice critique. Nous avons historiquement développé deux notions qui ont pu encourager des identités meurtrières : Dieu serait « Père » et Dieu serait « Tout-Puissant ». Inculquée sans éducation à l’esprit critique et à la notion de symbole, cette croyance peut encourager le fait que les « pères », c’est-à-dire les hommes, se sentent effectivement « tout-puissants », propriétaires de la femelle qu’est leur femme, ou même aujourd’hui leur ex-femme. À ce constat, s’ajoute que la théologie chrétienne a mis vingt siècles avant de commencer à accepter l’égalité homme-femme. Et le travail est loin d’être fini. Notre protestantisme peut être fier d’accepter l’accès des femmes à la théologie et au ministère pastoral, mais il aura fallu attendre bien des ères, entre le début du XVIe et la seconde moitié du XXe siècle, pour l’accepter. Pourtant ce verset de l’épître des Galates (3,28) aurait dû nous faire réfléchir un peu plus vite : “Il n’y a plus ni Juif ni païen, il n’y a plus ni esclave ni citoyen libre, il n’y a plus ni homme ni femme ; en effet, vous êtes tous un, unis à Jésus Christ.” Lire la suite ...





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