Histoire d'Espagne | Turquie | Algérie | Pape | Coran


LA REVUE DE PRESSE DES EDITIONS EMPREINTE DU 10 DECEMBRE 2019





L'Eglise catholique, tyrannique et mafieuse, derrière le scandale des bébés volés de Franco


Par Chloé Leprince


Sous Franco démarrait en Espagne un vaste scandale de vols d'enfants, confisqués à leurs parents à la naissance parce qu'ils étaient républicains, mères célibataires ou couples adultères. La pratique mafieuse a perduré après la mort du dictateur à la faveur d'un lien étroit avec l'Eglise catholique.


Avec le procès dit des “bébés volés” qui s’est ouvert cette semaine en Espagne, c’est tout un pan de l’histoire collective dans la péninsule ibérique qui se révèle peu à peu. Un pan longtemps passé sous silence : le dévoilement de cette affaire remonte au milieu des années 2000, lorsqu’on a découvert que des milliers de nourrissons avaient été enlevés à leurs parents sous Franco. Des parents qui avaient souvent en commun d'avoir appartenu au camp républicain, et parfois combattu le franquisme. Mais qui parfois virent leur enfant disparaître à la naissance sans explication, parce que quelqu'un avait estimé qu'ils dérogeaient aux standards du catholicisme le plus corseté. 


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Jambon Burst


Un diplomate affirme que la Turquie et la France sont «culturellement connectées»

Malgré des divergences politiques, la Turquie et la France ont de nombreuses relations, notamment dans le domaine culturel, selon l'ambassadeur de France à Ankara.


«Dans le passé, vous avez toujours eu des divergences politiques à l'époque de [l'ancien président français Nicolas] Sarkozy, à l'époque de [Jacques] Chirac. C'est la vie. Mais je pense que le message important ici est que ce qui nous unit est beaucoup plus important que ce qui peut parfois nous diviser », a déclaré l'ambassadeur Charles Fries au Hürriyet Daily News le 4 décembre.


Les remarques de l'ambassadeur ont précédé un concert à l'ambassade de France à Ankara, où de jeunes musiciens talentueux, faisant partie des pianistes de renom Güher et du projet «Young Musicians on World Stage» de Süher Pekinel, ont captivé le public.


(...)

Néanmoins, les liens culturels ne se limitent pas à la musique, a déclaré l'ambassadeur, en donnant l'exemple du commissaire et critique d'art Nicolas Bourriaud, qui a organisé la 16e Biennale d'Istanbul en 2019.


"Même s'il y a parfois des difficultés politiques entre la Turquie et les pays européens, nous essayons d'investir dans l'éducation, la culture, les arts", a déclaré Fries.


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Voir aussi notre article : " La langue française, un pont entre les cultures"







Belkacem Mostefaoui : "Les Algériens sont majoritairement contre l’intervention du religieux en politique"

Séparation de l'Etat de la religion, phénomène harraga (migrants sans papiers), Hirak… le professeur Belkacem Mostefaoui déconstruit les discours avec une étude appelée à faire date. 


Franceinfo Afrique : votre étude "Generation What ? Algérie"  bat en brèche tous les clichés. On apprend que les Algériens sont majoritairement pour la séparation de la religion et de l'Etat…


Belkacem Mostefaoui : l'Union européenne a commandité depuis 2015 une série d’enquêtes sur la jeunesse des pays européens. J’ai été sollicité pour élaborer le rapport sur celle relative à l’Algérie (pays voisin méditerranéen). Elle a été finalisée début février 2019, avant les manifestations populaires qui, depuis le 22 de ce mois, ont mis fin aux velléités de Bouteflika de briguer un cinquième mandat et ne cessent de contester le système politique autoritaire qui a mis à sac le pays. De fait, notre étude (portant sur un échantillon de 16 000 personnes) propose à connaissance sur cette question les indicateurs suivants : les femmes (63%) et les hommes (67%) sont en majorité contre le fait que des dirigeants religieux interviennent dans les affaires politiques. Les plus jeunes (67%) sont plus enclins à affirmer cette opinion que leurs aînés (64%). La variable "niveau des études" affine d’une autre dimension les attitudes face à la question. Celles et ceux des jeunes qui ont fait plus de quatre années dans l’enseignement supérieur sont plus enclins (68%) à affirmer "Je ne veux pas voir des dirigeants religieux intervenir dans les affaires publiques" que leurs congénères moins diplômés (57%). De par le statut, les étudiants (66%) y sont encore plus opposés que les chômeurs (60%).


Vous avez aussi observé un retrait du religieux dans le quotidien, notamment pour le mariage civil…


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Diplomatie: à quoi joue le Pape François?


FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN - Dans un essai captivant, l’historien Jean-Baptiste Noé expose les grandes lignes de la diplomatie du Vatican, et certains des défis que doit relever l’Église: quel regard porter sur la mondialisation? Et comment défendre une vision chrétienne au sein d’institutions internationales qui ne le sont plus?


Par Paul Sugy - Publié le 6 décembre 2019 à 19:32, mis à jour le 6 décembre 2019


FIGAROVOX.- Le pape François a récemment tenu des propos très controversés contre la dissuasion nucléaire. À la lecture de votre livre, on est assez surpris de découvrir l’influence du Vatican et l’importance de sa diplomatie. Celle-ci est-elle méconnue?


Jean-Baptiste NOÉ.- Le rôle diplomatique du Saint-Siège est en effet méconnu des catholiques eux-mêmes. Il remonte pourtant aux origines de l’Église puisque les papes ont eu des envoyés (des nonces) dès l’époque antique. En 1701, Clément XI a créé une école destinée à former les futurs diplomates, qui existe encore et qui a servi de modèle aux autres États européens. Lors du congrès de Vienne (1814), il est reconnu aux nonces le titre honorifique de doyen du corps diplomatique, titre qui a été confirmé en 1961. Le Saint-Siège est aujourd’hui l’un des États qui a le plus de relations diplomatiques, sans compter les représentants à l’ONU et ses satellites.

Le Saint-Siège a joué un rôle crucial au cours du dernier siècle. Durant la Seconde Guerre mondiale, Pie XII a été le pivot de la résistance à Hitler, structurant des réseaux d’espionnage et de fuite des prisonniers, organisant, chose sans précédent, plusieurs attentats pour tuer le dictateur ; dont le plus connu est l’opération Walkyrie. Jean XXIII est intervenu auprès de Kennedy et de Khrouchtchev pour éviter le drame du feu nucléaire lors de la crise de Cuba. Quant à Jean-Paul II, son action pour détruire le totalitarisme communiste a été décisive, comme l’a reconnu Gorbatchev lui-même.


L’action diplomatique du pape François, contre toute attente là encore tant ce pape est connu pour sa volonté de rupture, semble au contraire largement en continuité avec la diplomatie de ses prédécesseurs?


Lire la suite de l'interview de Jean-Baptiste Noé sur Figaro Vox


Pour aller plus loin, nous vous recommendons les ouvrages de Christian Delahaye






Dialogues autour du CoranEntretien avec Tristan Vigliano & Mouhamadoul Khaly Wélé

par Sarah Al-Matary , le 6 décembre


Au fil des siècles, les traductions du Coran ont révélé de quelle manière les lecteurs européens interprétaient le texte et se l’appropriaient. L’équipe de chercheurs de Coran 12-21 offre aujourd’hui au grand public des outils permettant de prolonger le dialogue.


La Vie des idées : Ces dernières années, le Coran est devenu un objet médiatique. Un certain nombre de non-spécialistes se sont arrogé une compétence en la matière. Dans ce contexte, pourquoi vous semblait-il important de revenir à une approche scientifique, en donnant à lire différentes traductions du texte ?


Tristan Vigliano : Votre question en contient en fait trois. La première porte sur le bruit médiatique. La deuxième, sur la responsabilité des non-spécialistes dans ce bruit. La troisième, sur la nécessaire approche scientifique du Coran.

Sur le premier point, il faut concéder que le texte coranique est un objet propre à alimenter bien des discours fantaisistes, pour ne pas dire de purs fantasmes quelquefois, dans notre société si encline à faire de l’islam une « question ». Mais d’autres objets, dont on se couvre la tête par exemple, ne sont-ils pas bien plus visibles encore dans le débat public ? Une focalisation outrée sur le texte coranique, d’ailleurs largement incompris ou méconnu, ne serait pas en soi caractéristique de notre époque : elle ne ferait que s’inscrire dans une tradition multiséculaire, qui remonte au moins à sa première traduction en latin, laquelle date de 1143. En l’espèce, le paradoxe est plutôt qu’un bout de tissu parvienne aujourd’hui à éclipser cette réduction de l’islam au Coran ou, pour mieux dire, à appauvrir encore le regard porté sur cette religion.


Lire la suite de cette interview sur "La vie des idées" ...




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